La lettre que je redoutais…

J’aurais voulu formuler autrement, mais il s’avère que pour le moment, c’est encore trop brut. Mais peut-être qu’écrire m’aidera à trouver un peu d’apaisement.

Début décembre, contrôle d’orthoptiste pour Mlle Pompon. Puis ophtalmo. Qui nous conseille d’aller voir un ophtalmo pédiatrique. On attends la convocation.
Je me demande si ça cache « un truc ».
La convocation arrive suite à un coup de téléphone (une clinique à 150 km de chez nous). Et là, j’ai un premier coup au coeur. Parce que de spécialité pédiatrique, il n’est pas franchement fait mention. En revanche, il est question de spécialisation basse vision et pathologies dégénératives spécifiques.
Je ne la sens pas. Je le dis à l’homme. Qui me soutient mordicus que non.
Ils iront tous les deux début janvier.

Et il s’avérera que j’avais raison.

En guise de promesse de bonne santé et de bonne année, c’est une maladie génétique rare qui nous tombe sur le dos. Et un compte rendu envoyé par mail, sans un mot, sans une explication. Sans même une formule de politesse. Une pièce jointe en pdf.
Notre médecin traitant n’a même pas été avertie, et ils n’ont pas jugés bon de lui envoyer le compte-rendu.

Le jour des examens, Monsieur s’est pris le coup de massue en pleine figure suite aux examens. Avec nécessité de nous faire passer à tous un test de dépistage + génétique. Puis au revoir, refait la route dans l’autre sens, sans une explication. Sans soutien. Débrouillez-vous pour la suite.

Le compte-rendu est truffé d’informations mal comprises sur son historique médical, de fautes d’orthographes en pagaille. Même les noms de famille, visiblement, c’est trop difficile à écrire sans fautes. Alors oui, ca ne change rien à l’affaire, c’est juste une petite violence de plus. Pour eux, c’est un numéro de dossier. Pour nous, c’est notre fille. Notre vie de famille qui changeront à jamais de trajectoire.

On ne nous annonce pas que notre fille a la varicelle. On nous annonce une maladie incapacitante. Possiblement la fin de nos rêves puisque c’est une maladie génétique, et que donc, d’autres enfants pourraient être atteints. Le début du parcours du combattant. Le début d’un parcours de deuil aussi, puisque nous ne voulions pas « juste » deux enfants. Je ne sais pas encore ce qui se passera à ce niveau là.

L’école n’est pas encore au courant. Nous ne savons même pas si oui ou non l’institutrice continuera de l’accepter en filière bilingue. Ni même s’il ne faudra pas remuer ciel et terre pour trouver une école qui l’accepte.

Je suis extrêmement triste.
Oui, je vais sans doute faire du ouin-ouin, mais parfois, je trouve que la vie s’acharne un peu sur nous, sur moi depuis 3, 5 15 ou 20 ans.
J’ai pleuré. J’ai bu trop de bières le soir en pleurant comme une madeleine.
Je me suis enragée.

Il n’y a rien à faire, c’est une maladie qui ne se guérit pas, et non « des grosses lunettes » ne changeront rien.

Maintenant, il va falloir faire accepter que je ne veux pas seulement savoir si oui ou non elle a une forme « symptomatique » qui présente des complications létales, mais que je veux savoir quelle forme de la maladie elle a. Ce qui est un droit. (Mais bon, le droit, le corps médical, il s’assied souvent dessus, je ne le sais que trop bien).
Maintenant, il va falloir organiser le suivi, seuls, puisque c’est « débrouillez-vous avec le compte-rendu ». Notre généraliste était indignée et a employé un vocabulaire… plutôt fleuri et m’a promis de nous aider au moins pour organiser / orchestrer le suivi même si pour l’instant, elle ne connait pas du tout cette pathologie. Lui parler et me sentir écoutée m’a fait du bien et je l’en remercie.

Alors, oui 2020 a eu des inconvénients, mais 2021 restera pour moi l’année du diagnostic. Tout en sachant que nous n’aurons certaines réponses que dans plusieurs années.

2021

2021 est une année qui commence sur des chapeaux de roues pour nous, et pas franchement pour de bonnes raisons.

Nous avons pris un véritable « coup de massue » dans la figure ces derniers jours et la nouvelle est toujours un peu compliquée à encaisser mais nous n’avons de toute façon pas le choix, puisque ce n’est pas quelque chose qui se résous. On peut juste attendre et espérer.

Les voeux « obligatoires » (socialement en tout cas) du Nouvel An me restent en travers du gosier. Pas que je souhaite que l’année des autres se passe mal, mais parce que je ne me vois pas jouer le jeu du « small talk » / petite carte « Bonne année et bonne santé »  » vous aussi tout va bien ? » et là, soit mentir, soit sortir le pavé… Non. Je passe mon tour pour cette fois.

Dans quelques semaines on aura un peu plus de réponses. Et la suite dans quelques mois. Le reste à écrire au fil des années. Pour le moment c’est trop lacunaire pour détailler.

Le repas du Réveillon, nostalgie et présent

Enfant, le repas du Réveillon était on ne peut plus classique, quoique plutôt léger par rapport à beaucoup de familles où les repas pantagruéliques étaient la norme.
Ma mère faisait la veille une « terrine de poisson » avec du saumon fumé et des filets de truites (impossible à retrouver aujourd’hui). J’en salivais d’avance.
Il y avait des blinis avec du citron (parfois fait maison quand mon père se sentait l’âme cuisinière), et mes parents mangeaient des huitres. Du fois gras pour les parents et mon grand-père (il y a eu deux ans où mon oncle, sa femme et notre cousin étaient venus, mais cela ne s’est plus fait ensuite). Nous, nous n’avions plus faim. On attendait la suite. En dessert, il y avait les « compotiers » : ma mère avait toute une collection d’anciens compotiers en cristal. On les garnissait dans l’après-midi avec des chocolats, des fruits déguisés, des pâtes d’amande, des marrons glacés, et toutes sortes de petites mignardises sucrées que l’on tentait de subtiliser discrètement avant l’heure dite.
Pas de desserts (à l’exception du Christmas Pudding, certaines années où sa santé lui permettait d’en réaliser la longue préparation, mais j’en parlerai une autre fois), ni de dinde. Personne n’avait assez faim pour cela.
Puis le soir, mystérieusement, et fort étrangement, juste quand mon père débarrassait, retentissait de forts coups annonçant qu’il était temps de monter dans les chambres en attendant les cadeaux (nous ouvrions nos cadeaux le 24 au soir suivant les traditions de beaucoup de pays germaniques).

Aujourd’hui, je fais un peu différemment 😉
Niveau repas, j’essaie de préparer un maximum en avance. Nous sommes plus nombreux que dans mon enfance : ma belle-mère et sa mère, le frère de Monsieur, Monsieur et les filles (quoique la seconde se contente pour l’instant de repas pour bébé et de téter maman 😉 ) Parfois, ma sœur, mais pas cette année.
En entrée, cette année, ce sera des rillettes marine: une terrine avec des haricots blancs, du tofu fumé et des algues qui mime une terrine de poisson. Elle en a tellement le goût que Monsieur a parfois du mal à en manger tellement, selon lui, on s’y laisse prendre.
Je fais des spätzle en avance. De préférence en grande quantité pour en avoir pour d’autres occasions. Je les congèle en attendant le jour J où ils sont frits avec du beurre. Je fais des oignons frits à part pour accompagner.
Des haricots verts à la vapeur.
Et souvent un « rôti de seitan aux champignons et aux marrons » (une adaptation de cette recette, mes dents étant trop fragiles pour les noix). Cette année, je suis trop fatiguée pour cette dernière, je ferai une adaptation de mon adaptation 😉 Une version « ragoût » moins chic, mais beaucoup moins chronophage.
En dessert, le Christmas Pudding, fait en famille le premier dimanche de l’Avent, suivant la tradition. Et puis les compotiers ^^ , même si les compotiers de ma mère ont disparus (garde meuble ou alors ma soeur les a gardé ? Je l’ignore…)

Sur ce, les haricots cuits attendent que je me mette au fourneau, au mixer pour préparer demain.

Les cadeaux de Noël… 2020

Nota : Comme toujours, tout ceci n’est que le reflet de ce que nous faisons / essayons de faire chez nous à l’heure actuelle. Ce n’est pas une vérité générale, un truc gravé dans le marbre pour l’éternité ou un jugement de valeur quant aux personnes faisant différemment. Juste un fonctionnement qui colle bien chez nous pour l’instant. Vu que j’ai des enfants en bas âge (et uniquement deux), c’est pour le moment facile à faire, on ne va pas se mentir. Ces articles me permettront justement de voir l’évolution, et éventuellement de relativiser dans quelques années 😉 

Nous avons fait le choix de limiter les cadeaux à Noël. Je trouve qu’entre la grand-mère, l’oncle, etc, on arrive vite à pas mal de choses. Hors nous ne souhaitons pas habituer nos enfants à recevoir des montagnes de trucs pour différentes raisons :

  • Nous n’avons pas de gros moyens financiers
  • Nous trouvons que plus un enfant reçoit de choses en même temps, plus il est perdu ; plus l’attention réelle portée à chaque cadeau se dilue.
  • Nous préférons des achats bien « calibrés » qui correspondent à leurs besoins, et si possible aussi éthique que faire se peut (en prenant en compte leurs goûts. Sur ce dernier point, pour le moment pas de « liste de Noël » et pas de demandes genre « Barbies » donc c’est plutôt facile. J’imagine bien que ca deviendra sans doute plus délicat dans le futur.)
  • Nous n’avons pas envie que Noël se transforme en courses à l’augmentation de cadeaux. J’ai trouvé une série d’articles intéressants qui expriment bien notre point de vue sur un blog dédié au minimalisme. 

Don’t Let Shopping Ruin Your Holiday Season 

7 Signs You Shouldn’t Buy Another Christmas Gift This Year

Il n’y a pas de télévision à la maison. Donc pas de publicités. Le sticker « pas de pub » est sur la boîte aux lettres, donc pas de catalogues de jouets non plus (et quand bien même, ils seraient directement mis à la poubelle recyclage). Mlle Pompon parlant peu, et n’allant réellement à l’école que depuis septembre, nous sommes encore épargnés par la « liste au Père Noël ». D’ailleurs, apparemment c’est une activité qui est toujours proposée dans certaines écoles ou centre de loisirs (pour la notre, je ne sais pas). Franchement, ca serait pas mal d’arrêter d’entretenir le processus. Si on nous serine que telle ou telle activité (genre apprendre à coudre un bouton) relève des parents, pas de l’école, ca serait bien aussi qu’on arrête avec le montage de bourrichon sur le vieux barbu coca-cola. Fin de la râlerie. 

Cette année, Mlle Pompon aura : 

  • Une draisienne réglable. Cadeau de sa grand-mère qui a eu la bonne idée de l’acheter dans un magasin local indépendant qui référençait le modèle choisi. A noter que le sujet avait été épineux avec elle. Elle passait son temps à dire « oui mais moi je veux acheter hein. On a le droit d’acheter. J’ai envie d’acheter pour elle, et je vais le faire hein ». Il a fallut faire passer l’idée que les vêtements c’étaient de l’occasion, que j’achetais des trucs en brocante etc. Du coup, pour les Noëls et anniversaires, je choisi un cadeau important et « fondateur », un truc qui va rester et durer plusieurs années, être utilisé par la fratrie. Elle est ravie d’acheter « la pièce maîtresse », je sélectionne minutieusement l’objet en question. Ce fonctionnement met tout le monde d’accord. Par contre, je ne suis pas certaine de ce que ca donnera dans quelques années, mais on a encore le temps de voir venir et de s’adapter. 
  • Le livre Big bang pop qui met en parallèle la création de l’univers et la naissance d’un bébé. (Il est possible de le feuilleter en ligne).
  • Un sweat avec des silhouettes de chat. Elle a deux vêtements avec des chats dessus, et tous les matins, elle regarde s’ils sont dans son tiroir pour pouvoir les mettre. Elle accepte de mettre autre chose, et je veille à ce que cela ne vire pas à la monomanie, mais étant donné que la jupe a été sorti des vêtements mettables parce que non adaptée à l’hiver, je me suis dit que cela lui ferait sans doute plaisir. C’est un peu un achat (en occasion) « purement plaisir », et c’est la raison pour laquelle il est dans les cadeaux et pas dans les arrivées « normales ». 

En principe, c’est tout. Je prépare des listes de livres comme « idées cadeaux » pour les membres de la famille qui ont envie de faire un cadeau. Et je me doute qu’il y aura sans doute un ou deux rajouts par ci par là (ne serait-ce que le mini camion de pompier trouvé au magasin solidaire, qui sera posé dans l’assiette du dîner) par untel qui vient et demande si « ca lui ferait plaisir ». A noter qu’il m’est arrivé d’escamoter le cadeau remis pour être offert et de le proposer à l’anniversaire (en prévenant la personne !) C’est toujours bien passé. Soit notre entourage à fini par admettre que nous sommes de gros hippies anti-capitalistes, soit petit à petit, il a des remises en question de ce mode de fonctionnement (un peu des deux je pense). 

Nous avons participé avec Pompon à l’opération « calendrier de l’Avent inversé » où il était question de garnir des boîtes pour qu’elles soient ensuite offertes à des personnes (adultes, enfants) dans le besoin. L’équilibrer donner-recevoir, etc. 

Tout ce qui est feutres, coloriages etc, est considéré comme « des fournitures de travail » et n’est pas compris dans les cadeaux de Noël. Il y a aussi des petits ajouts de livres pendant l’année, en plus de nos ravitaillements en bibliothèque. Pour la Saint-Nicolas, elle a également eu en cadeau un livre sur les tracteurs. (Elle est fascinée par les tracteurs, camions et autres engins de chantier). 

Et sinon, après en avoir discuté, nous allons faire un cadeau au bébé. Pas tellement pour « faire plaisir au bébé » (qui sera ravi de déchirer l’emballage et d’essayer de le manger en ignorant royalement son « cadeau ») mais parce qu’il est probable, vu son attitude quotidienne, que Pompon cherche illico « où est le cadeau pour sa sœur » et ne comprenne pas qu’elle n’en ai pas. Nous avons eu un petit hiatus du genre pour je ne sais plus quoi vers le mois d’octobre, et elle en avait pratiquement les larmes aux yeux. Donc je vais piocher une des « balles tactiles » que j’ai en stock, l’emballer pour la tenir à discrète disposition si effectivement le schéma potentiel se confirme. 

Avent 2020

Une préparation longuement en hésitation : Alsace ou pas Alsace pour Noël ? Le papa a de la famille là-bas. Nous ne les avons pas vu depuis des années (je ne les ai rencontrés qu’une fois, mais je garde un excellent souvenir de ce Noël passé là-bas). Ils ne connaissent pas les filles. 
Finalement, et à regrets, cela ne se fera pas : trop peu de congés pour Monsieur pour que nous envisagions la route sur deux jours. Trop risqué avec le couvre-feu. En partant de chez nous, il y en a pour dix heures de route ‘brut’; c’est à dire sans les arrêts indispensables avec deux enfants. Partir à 6h du matin est inenvisageable pour différentes raisons (respects de nos rythmes de vie, fatigue, logistique etc). Conduire dans l’obscurité est très difficile pour moi suite à mon accident, même si j’ai techniquement et légalement le droit de le faire, je me rends compte de la différence par rapport à « avant » et cela ne me rassure pas. J’évite donc au maximum de le faire.  Aucune envie de se retrouver « stressés » avec une heure limite pour arriver (mes parents m’ont toujours mis en garde contre ce procédé qui majore le risque d’accident en voulant « aller plus vite coûte que coûte). Si nous devions dépasser l’heure limite, nous aurions une amende -voire deux, une à l’aller et une au retour- et nous n’avons pas les moyens de payer au minimum 500€. Donc on a laissé tomber. 
Nous sommes dégoûtés, parce que dans mon travail, partir après le 15 octobre et avant la mi-janvier est hors de question (éventuellement seuls les responsables partent entre Noël et Nouvel An, et encore apparemment c’est devenu interdit cette année). Quand à Monsieur, c’est aussi une période noire avec une clôture administrative particulière (il travaille dans l’agriculture).

J’aurais aimé que les filles découvrent une partie de leur famille, la neige et tout le reste. Un jour peut-être… 

A la fin du confinement, nous avons été sur notre terrain, à presque 20 km de chez nous, pour y cueillir du houx et préparer les bougies de l’Avent. J’ai réussi à préparer un vague truc pendant que la grande était survoltée et que le bébé jouait sur son tapis… et j’étais fière de moi. Quand ma grande est née, j’étais sous l’eau en permanence, alors avoir réussi à faire tout ce que nous sommes parvenus à faire, c’est un exploit pour nous. La preuve que finalement, on est pas si à la ramasse comme parents. ^^ J’aurais bien aimé avoir des bougies en cire d’abeille, mais pas les feuilles pour les faire, un peu à la bourre. On fait gaffe niveau budget, alors j’ai retrouvé au fond d’un tiroir les bougeoirs et les petites bougies qui avaient été trouvés dans une recyclerie au Québec, et dans une brocante, et c’était parfait. J’en ai profité pour parler un peu des dimanches de l’Avent, de la symbolique et tout ça. 

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On ne parle pas de Père Noël chez nous. En fait, sans qu’il soit « banni », je trouve qu’il est suffisamment présent à l’école ou dans les livres. Ca m’agace un peu d’ailleurs ce développement « le père Noël, ses lutins dans l’atelier, la liste avec les cadeaux » etc. Apparemment il y a pas mal de chantage au Père Noël dans les écoles (j’ai lu des témoignages à ce sujet. Je ne sais pas si c’est le cas ici, vu que ma fille ne parle pas, et qu’on ne voit plus du tout les instits / ATSEM etc). Genre « si vous ne dormez pas, pas de cadeau à Noël » etc. Je trouve ca stupide pour diverses raisons. Autant l’idée d’essayer de « progresser » sur certains points en cette période, cela nous parle, autant le « carotte / bâton », bof. Je pense que la finalité est pervertie du coup, mais c’est complexe donc je ne détaillerais pas ici. 

Il n’y a pas eu de marché de Noël vu le contexte sanitaire. En fait, tout est annulé. Je sais que l’école est déjà en difficulté financière, et l’association Dihun (pour les classes bilingues français-breton) va avoir de gros problèmes aussi. J’espère que l’an prochain il pourra y avoir un marché de Noël, et je pense préparer tout au long de l’année des trucs à apporter pour garnir les stands et récolter des fonds. A voir. 

Le sapin (et la crèche) a été fait par Pompon et son papa le 6 décembre. Moi j’étais dans les choux niveau fatigue avec un bébé qui a décidé de pas dormir du tout pendant 4 jours… Du coup tout est passé à l’as. La Saint-Nicolas pour faire le sapin, c’est extrêmement tôt pour moi, quand j’étais enfant, on le faisait au solstice d’hiver, et on le retirait à l’Epiphanie. Je ne suis pas une grande fanatique de la période de Noël, en fait, j’ai tendance à être très triste pendant cette période. Ne quasiment plus avoir de famille me fait cafarder et d’autres détails rendent la période compliquée à vivre pour moi. Je pense que ce n’est pas tout à fait un hasard si je suis quasiment toujours malade à cette période, avec en plus le combo « yoyo météo » et énorme fatigue. Mais bref, je fais de mon mieux pour le cacher et donner un air de fête à la maison, au moins pour ma grande (en lui glissant quand même que c’était compliqué pour maman et que ce n’était pas sa faute, parce que je ne veux pas qu’elle s’imagine qu’elle est responsable). 

Sinon j’ai voulu « pimper » l’Ange Gabriel avec des ailes en tulle… elles ont été arrachées le soir même. Voilà pour mes fails de maman créative. XD (Sur la photo, on voit que des petites mains se sont amusées ^^) 

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Nous avons fêté la Sainte-Lucie, le 13 décembre. J’ai parlé un peu de Sainte-Lucie à Mlle Pompon, et nous avons fait des petites brioches suédoises au safran, et des meringues pour utiliser les blancs d’œufs. Une partie a été offerte à la kiné qui s’occupe toujours du pieds de Mlle Chonchon. J’essaie de penser à toutes les personnes que nous croisons régulièrement, et de leur offrir un petit quelque chose à manger, si possible fait maison : l’instit, le personnel de la crèche, l’assistante maternelle, mais aussi la kiné, notre généraliste, notre adorable facteur etc… Ce n’est pas grand chose (quelques biscuits dans un sachet) mais c’est de plus en plus en train de tomber en désuétude comme geste. Alors que quand j’étais petite fille, c’était tellement normal… je trouve ca triste. Je ne changerai pas le monde, mais j’essaie de contribuer à maintenir les petites attentions que je trouve belles.

Cette année, je n’aurai normalement que le réveillon à préparer (le 25 est un jour de brunch léger chez nous). L’an passé, comme ma sœur venait, ma belle-mère a refusé de venir, et il y a donc eu un goûter de Noël quelques jours avant et un réveillon à prévoir. L’idée de base était, d’après elle, que ce serait « plus facile pour moi », mais en réalité, ce fût l’inverse. En plus j’étais enceinte (et totalement à plat). J’ai donc mis un veto catégorique sur ce genre de fonctionnement. J’espère que nous arriverons à temps pour la messe de Noël (je ne me vois pas faire patienter Chonchon presque deux heures en écharpe de portage ou en poussette) : la jauge sanitaire restreint beaucoup les possibilités de remplissage de l’église. Quand j’étais enfant, je mourrai d’envie d’aller à la messe de minuit. Sauf que dans ma famille, c’était hors de question. Je me contentais de la célébration chez les scouts. J’ai été très déçue le jour où j’ai réalisé qu’elle ne se tenait pas à minuit, sauf à Notre-Dame. J’y suis allée une seule fois là bas… et bien j’ai été rudement déçue. C’était la foire d’empoigne avec des sortes de « parcages » pour patienter. Quand les barrières ont été ouvertes, les gens se sont mis à courir, j’avais failli être piétinée, il a fallu jouer des coudes… et honnêtement, j’ai trouvé que la célébration manquait d’âme. 

 

 

Blouse Suun de P&M Pattern

Il y a bien longtemps que je n’avais pas cousu pour moi. Je suis de plus en plus pointilleuse sur le tombé des vêtements, et je n’ai pas du tout envie d’investir du temps et de l’argent pour coudre un vêtement qui au final, ne me va pas.

J’ai tendance à fuir comme la peste cette tendance à la « fast-cousette », malheureusement, c’est ce que l’on voit de plus en plus : l’injonction de coudre le dernier patron, le dernier coupon, le tout le plus vite possible. Coudre des vêtements en petite taille m’a permis de progresser, et au fur et à mesure, j’ai une meilleure idée de ce qui me va comme type de patron.

Je cherchais une blouse relativement simple, sans frou-frous, sans fronces à la taille, sans basques, sans découpe empire : cela ne me va pas du tout. L’avantage principal d’Instagram, c’est de pouvoir avoir rapidement des dizaines de photos d’un patron, avec les avis des couturières. On a aussi des rendus réalistes avec différents niveaux de réalisations. J’apprécie de voir des photos moins « réussies » parce qu’elles me permettent de voir là où il faut faire attention, de me rendre compte de la difficulté réelle (les indications des pochettes sont souvent à la limite du bidon), mais aussi des rendus suivant les tissus, les morphologies, etc.

Couture en cours (couleur du tissu assez fidèle)

Il y a plus d’un an, je m’étais offert 2m de double gaze à pois doré, de couleur rouille. Je cherchais le bon patron pour l’utiliser, et je l’ai trouvé !
A force de lire des indications et de voir des photos, je me suis décidée à coudre la mienne avec quelques modifications :

  • Encolure sage (trois degrés de décolletés sont possibles : sage, sexy, ultra sexy avec des indications pour les différentes morphologies). Par défaut, le patron propose une encolure sexy (ou ultra sexy, je ne sais plus). Sauf qu’en lisant les différents avis sur le fait que ce modèle était assez « plongeant », j’ai décidé de faire une toile et de voir ce que cela donnait avec une encolure sage… qui est bien assez décolletée à mon goût ! A noter que les indications morphologiques sont vraiment à relativiser : pour info, je mesure 1,77m (et j’allaite en ce moment donc le volume de ma poitrine varie pas mal ^^).
  • Suite à ma toile, j’ai choisi de ne pas faire les fronces au dos : l’aisance est à mon avis suffisante pour que je me sente à l’aise et avec les fronces, il y avait vraiment un effet montgolfière que je fuis comme la peste car cela ne me va pas. C’est surtout au niveau de la largeur d’épaules que ca a tendance à coincer chez moi, ici ca va. (C’est une modification de patron que je devrais apprendre à faire d’ailleurs).
  • Je l’ai raccourcie d’environ 5 cm par rapport à ce que le patron propose, en faisant un ourlet un peu plus large. La double gaze étant assez lourde, ca permet d’avoir un meilleur tombé (à mon avis). Je n’aime pas non plus les blouses longues -et encore moins les liquettes-. Après, j’ai un buste assez court, je suppose que sur une autre personne, ca ne donnera pas pareil.
  • Cousue en taille 40.
  • Utilisation de la méthode du « burrito » pour l’empiècement.

(Tentatives de photos avec la blouse portée… par un jour de pluie en intérieur… A voir si j’ai l’occasion d’en reprendre d’autres un jour)

Je redoutais un peu le passepoil en arrondi, mais c’était infondé. En revanche, devoir faire un puzzle en décalquant le patron et en devant scotcher les pièces m’a prodigieusement gonflé. J’ai HORREUR de devoir découper et assembler du papier, raison pour laquelle je refuse d’acheter des patrons en pdf (à moins qu’une possibilité d’impression en A0 ne soit proposée).

Le rendu final est confortable, facile à vivre. Je pense m’en coudre au moins une autre version pour la saison froide. Je trouve que c’est plus habillé qu’un t-shirt à manches longues mais moins fastidieux à porter qu’un chemisier qu’il faut déboutonner pour allaiter. D’ailleurs, en parlant d’allaitement, je me contente de relever le bas pour nourrir Bébé-Turbo (de toute façon, j’ai un modèle « distrayable » qui doit être allaité dans la pénombre et au calme sinon c’est la fiesta).

En revanche, je suis extrêmement déçue de la qualité de la double gaze. Je n’avais lu que des bons retours sur la qualité de ce tissu… et je trouve que ce n’est pas justifié. Après seulement trois lavages à froid (même pas à 30°c) , sur l’envers etc, on voit déjà la différence. Les pois s’effacent et perdent de leur brillance pour devenir comme des points de colle. Quand je prends le temps de coudre un vêtement pour moi, c’est dans l’optique qu’il soit mis et remis et me fasse plusieurs années (trois ans étant le strict minimum… je porte encore un marinière grise achetée quand j’étais au collège !)

Le Chonchon de 4 à 8 mois (Alimentation)

Et bien ces quatre mois ont vu énormément de changements !
Tout d’abord, les fameux réveils nocturnes et le bébé grognon ont été suivi d’un épisode de maladie à la crèche. Elle aura dormi 6h d’affilée là-bas. Le soir, micro pic de fièvre, elle a l’air pas dans son assiette. J’hésite un peu à appeler un médecin, mais en ce moment c’est compliqué (et bon, la rengaine numéro 1, c’est le Covid, donc à chaque fois on peut se faire prescrire des tests PCV ou se faire mettre en isolement « par précaution ». Alors oui parfois c’est justifié. Maintenant, si à chaque épisode selle liquide + bébé avec le nez qui coule + gros dodo = test et/ou isolement, faut pas déconner non plus.) J’attends donc de voir.
Et finalement, ainsi que je le pressentais, ce sont les dents. Au bout du compte, à 8 mois, elle a quatre dents. Et quelques morsures plutôt salées pour moi. Je me met à hurler parce que j’ai mal. Mademoiselle est contrariée et se met à hurler et puis elle fait une grève de tétée. C’est un peu épique.

Diversification

A cinq mois et demi, vu qu’elle grogne quand elle nous voit manger, on commence tout doucement la diversification. Une cuillère par ci, une cuillère par là. Je laisse tomber l’idée de la DME, puisque pendant ses moments de garde c’est de toute façon la sacro-sainte purée (et quand on voit les recommandations de la PMI, c’est pas demain la veille que ca changera) et que j’ai pas le courage de tout vérifier, de me stresser à chaque morceau. Pour sa soeur je faisais les purées maison. Là, j’avoue, j’ai pris des petits pots. Holle en fait avec uniquement de la viande (pot de boeuf / pot de poulet) qui est à mélanger avec des légumes. Pratique parce qu’on ne mange pas de viande ni de poisson à la maison (enfin, sauf très rare exception du saumon qui a toujours été ma grande gourmandise et dont je n’ai jamais pu me passer. Alors je limite au maximum, mais pendant la grossesse et/ou l’allaitement, je me dit que si mon corps me réclame un truc, c’est qu’il y a une raison.) Chonchon aime manger, voire elle ogre littéralement. Un énorme soulagement vu que la diversification a été un cauchemar avec Pompon.
Je suis les conseils donnés par Santé Canada, que je trouve beaucoup plus pertinents et simples que les recommandations de la PMI (il y a trois ans, il était encore question de donner du miel à des bébés… )
En gros, c’est simple : à partir de 6 mois, on donne de tout. (sauf petites exceptions type le miel, le lait de vache, etc). Les régimes végétariens et végétaliens ne sont pas diabolisés (il est juste précisé que le régime végétalien peut s’avérer compliqué à équilibrer, requiert obligatoirement des compléments type B12 et qu’il est conseillé d’aller voir un.e nutritionniste pour s’assurer que tout soit ok.)

Si jamais ca vous intéresse, les recommandations sont lisibles ici 

La galère et la fameuse « consultante IB machin truc » (scoop : ca a servi à rien)

Par contre niveau santé, elle passe par un épisode de stagnation pondérale. Histoire d’avoir « une alliée et des conseils avisés » je décide d’aller voir une consultante IBCLC (la seule de mon coin). C’est la douche froide. Honnêtement, je lis toujours des témoignages de mamans qui ont des trémolos dans le clavier en parlant de la « super consultante IB-machin qui a sauvé mon allaitement », de mon côté, j’ai pas le même son de cloche. En fait, elle a réussi à plomber ma confiance en moi, m’a fait EXACTEMENT les trucs qui m’avaient traumatisés pour Pompon (alors que j’avais pris le temps d’expliquer que ce type d’attitude m’avait littéralement traumatisée) en employant le MÊME GENRE de termes (« il y a peut-être une pathologie hein » ; « non mais vous savez, elle est là sur la courbe, elle devrait être là » ; « il FAUT que vous trouviez un moyen de la faire manger plus » ; « ah mais en fait vous tirez rien au tire-lait »). Je suis tombée de haut, parce que j’avais lu pas mal d’histoires de stagnation, spécialement au moment de la diversification et/ou des poussées dentaires. Sa courbe de poids restait sur un percentile non inquiétant. Non, sa soeur n’a jamais eu « de pathologie » (par contre, elle ressentait sans doute mon stress et mon état de burn-out au vu du rouleau compresseur médical, ce que la suite a confirmé). Ma toubib m’avait dit « ne vous prenez pas la tête, on verra dans trois semaines pour une nouvelle pesée ». J’avais voulu anticiper et « mettre toutes les chances de mon côté », résultat « le mieux est l’ennemi du bien. » La consultation avait bien débuté, elle m’avait demandé ce que moi j’en pensais, comment je le ressentais… avant de tout balayer d’un revers de la main et de changer radicalement de ton.
Je suis sortie de là en larmes, sans conseils valables à appliquer, avec un autre numéro de toubib « si j’avais vraiment envie de sauver mon allaitement parce que là ca ne marchait pas ». Je suis rentrée, j’ai couché Chonchon, et j’ai pleuré pendant près de trois heures non-stop. Mon homme m’a dit « non mais IBCLC ca veut juste dire qu’elle a le niveau de connaissance minimum pour pas dire trop de conneries normalement. Ca veut pas dire que c’est pas une *****, ni qu’elle a raison, ni qu’elle connaît mieux ton allaitement que toi. Ecoute [nom de la toubib], Chonchon est pas en danger, ca arrive les stagnations. »

Finalement, après avoir passé la nuit à réfléchir. J’ai décidé d’arrêter de tirer mon lait les jours où Chonchon était avec moi. JE trouvais qu’elle avait l’air de ne plus être rassasiée après la têtée et j’avais déjà commencé à me poser deux-trois questions (au lieu de suivre le conseil moisi de « il faut que vous trouviez un moyen de lui donner, et non je ne sais pas comment elle pourrait accepter le biberon, c’est vous sa mère »), et vu que ca limiterait grandement les stocks possibles, de lui filer un biberon de PCN chez l’assmat et de garder le LM pour la crèche. Pourquoi ce choix ? Parce que l’assmat était franchement pas à l’aise avec l’allaitement et le fait que le Chonch’ refusait le biberon (refus catégorique de lui donner dans une tasse) et que après avoir observé mon bestiau, je me suis dit qu’elle accepterait peut-être plus facilement un truc 100% nouveau qu’un truc qui avait le goût de maman mais avec une méthode exotique. J’avais raison, elle a ogré son biberon, qu’elle devait considérer comme un nouveau truc marrant et différent. Et comme elle avait 6 mois révolus, ca m’embêtait plus autant puisque l’heure de la diversification avait sonnée. Elle a repris du poids en flèche, et on n’en a plus parlé.

Par contre, trois mois plus tard, je suis toujours en rogne quand je repense à cette histoire. Heureusement que c’était pas mon premier bébé, que c’était pas un « vrai » problème et que j’ai pas mal de connaissances niveau allaitement (j’ai déjà suivi un MOOC professionnel par exemple). Et le pire ? J’avais consulté un annuaire de « pro bienveillants » pour la trouver. Je sais que c’est subjectif un ressenti mais il ne suffit pas de dire « je suis bienveillante » avec un grand sourire pour légitimer toute la daube qu’on va dire ensuite. (C’est devenu un peu un running gag cette histoire : on se colle un autocollant qui dit ci ou mi, et puis hop, ca justifie tout le n’importe quoi incohérent. Pfff).

Manteau Grand’Ours Ikatee

Initialement, il était prévu que ce manteau léger soit cousu pour le baptême de Chonchon, mais entre la fatigue et la révision de la fidèle Féroce (ma MAC), ca n’a pas été possible.
J’ai hésité, mais les températures étant clémentes assez tard dans la saison par chez nous, je l’ai quand même cousu. (A la base, j’avais fait d’autres photos, mais maintenant, on ne peut plus les intégrer dans les articles Worpdress depuis Flickr. Alors, sauf très belle réalisation, je vais limiter les photos…)

Taille 4 ans, avec des coupons du stock : un sergé de coton bleu roy et une cotonnade fleurie qui viennent tous les deux des Coupons de Saint-Pierre. (Toujours dans l’optique : je réduis mon stock).
Pour les boutons, impossible de trouver dans mon stock ce qui convenait. J’aurais idéalement voulu qu’ils soient ton sur ton, du même bleu, mais je n’en possédais qu’un (pas très pratique quand même) et dans les deux merceries de mon coin, j’ai pris ce que j’ai trouvé en faisant un compromis.

J’ai fait la version longue, avec les oreilles de lapin. Par contre pour la patte de boutonnage, j’ai choisi d’adapter et d’en mettre quatre au lieu de la suggestion de base qui propose soit deux, soit six boutons.

manteau ikatee Grand'ours/Mon%20flickr/script

Le patron en lui-même est facile à faire, par contre attention aux épaisseurs multiples, surtout quand on utilise un tissu un poil épais. Je suis une spécialiste des aiguilles qui cassent en plein projet (même avec la bonne aiguille) donc je me méfie. J’ai pris une aiguille spéciale jeans pour être certaine que ca passerait.

Le niveau indiqué est débutante, mais bémol : il y a tellement d’option dans ce patron que le livret est un peu brouillon. L’astuce pour les manches est également un peu cryptique quand c’est la première fois.

Mlle Pompon l’a adoré et quand le temps est devenu vraiment trop froid, il a fallu rusé un peu pour le faire passer au second plan (après deux remarques de l’instit… d’ailleurs je vais finir par passer pour une mère indigne / totalement nulle).
Il taille bien (sauf au niveau des manches : un petit revers mettant en valeur le tissu fleuri et c’était parfait.)

Le point sur les projets de septembre

  • Ranger / trier / laver les placards de la cuisine = fait partiellement. Les quelques « cases » des placards qui posaient problèmes ont été repensées. Il reste à nettoyer le reste…
  • Reclasser la grande bibliothèque de la pièce à vivre = Les rayonnages du bas étant occupés par des jouets, j’attends de pouvoir les ranger ailleurs.
  • Trier la garde-robe de Pompon. = Fait. Ainsi que le marquage de ses vêtements pour l’école. (Notamment le stock d’étiquettes à coudre. Je n’utilise pas ou presque d’étiquettes thermocollantes : c’est du plastique et elles ne sont retirables. Du coup c’est compliqués pour les revendre ou les faire passer à d’autres enfants. Seul cas de figure où je les emploie : les vieux pantalons patchés qui sont en fin de vie, parce que ca sauve du temps quand même.)
  • Retrier les vêtements dans les stocks : j’ai des grands sacs de stockages où je classe les vêtements trop petits par taille. Mmmh, j’ai tout rangé et constaté qu’ils sont bien pleins. La faute aux rachats de vêtements pour Chonchon. Réutiliser les vêtements de bébé, c’était une illusion de primipare. On réutilise un peu, mais pas tout. Je garderai le basique et le reste, au revoir. Mais pas tout de suite, parce qu’en fait, tout est rangé et que ca n’est pas problématique.
  • M’occuper de la chambre de Chonchon = Stand by pour des raisons expliquées plus bas.
  • Trier / ranger notre placard de vêtements = Fait. Finalement pas grand chose à trier. J’ai aussi trié les cartons en souffrances qui attendent depuis 2016… (Mais récupérés seulement en 2018.)
  • Vendre les vêtements et chaussures que je ne met plus = Rangés à part, ca se fait progressivement, mais sûrement.
  • Ranger et faire le tri de mon armoire aux tissus, et utiliser un max de ce que je possède = Fait. Il y a du stock, mais ce sera de toute façon utilisé. Je ne veux pas non plus tomber dans le travers du « je fais n’importe quoi pour utiliser puis avoir un prétexte pour racheter » qu’il m’a semblé poindre parfois dans la blogo couture.
  • Me lancer dans la couture d’une partie de la garde-robe d’automne-hiver pour Pompon. = En cours.
  • Trier les jouets, reclasser et évacuer des trucs que l’on nous a refilé. = Fait. Et j’ai dû aller rechercher une peluche parce qu’elle manquait à Monsieur. Oui, oui… elle lui évoque un moment mignon et il refuse que je m’en débarrasse. Hum. (En vrai j’était partagée entre la consternation, l’hilarité, le fait que je trouve ca mignon, et le « bon au final, ca ne fait de mal à personne, alors… ») Mais chuuuuut.
  • Faire les albums-photos. = Pour leur 18 ans ? ^^
  • Me réinscrire à la médiathèque = Ouiiii. Et excellente surprise, j’avais quand même pris soin de me munir du justificatif CAF de notre quotient familial et eu la bonne surprise de découvrir que je pouvais avoir le tarif réduit (la moitié du tarif plein pour les deux quotités les plus basses) Tant mieux.
  • M’atteler à toute la paperasse administrative qui attend = Ma phobie administrative et moi. Ou moi et ma phobie administrative. Et le cirque kafkaïen de la CAF, on en parle ?
  • Il y aura deux ou trois trucs à faire / choisir pour la rénovation de notre future maison = Fait.
  • Ranger le garage qui a une tonne de cartons et de bordel monstrueux = Je grignote là aussi l’avance. Morceaux par morceaux.
  • Gros ménage de la maison, incluant les zones généralement délaissées (genre, sous le canapé…) = Sous le canapé, je pense qu’il y a la colonie de vacances des araignées du quartier, mais j’ai fait plein d’autres trucs ingrats ‘laver le rideau de douche, etc, etc) mais nécessaire une fois de temps en temps.
  • M’attaquer à au moins une partie du reprisage en retard = Panier vide, sauf une chemise de Monsieur.
  • Réorganisation de la chambre de Pompon qui grandit = Ca attend une livraison. J’ai complété son meuble de rangement de vêtements (un Trofast Ikea) par son jumeau. Sauf que la livraison, c’était trois semaines de délais. D’où le stand by pour la chambre de sa soeur et la bibliothèqe. Ca va être les chaises musicales début octobre à la maison.
  • (Et Monsieur a passé le rotofil. Enfin, la tête débroussailleuse parce qu’il a perdu l’autre tête.)

Coudre un béguin de baptême perlé

(Et le nouvel éditeur de texte WordPress est une horreur, j’ai dû réécrire plusieurs fois l’article. Une vraie galère.)

Il n’y a pas de robe de baptême de famille chez nous. De mon côté, je ne sais pas vraiment pourquoi. Disons que les hasards de l’histoire ainsi que la configuration très particulière de ma famille me donne une idée du pourquoi, mais sans plus (et il n’existe plus personne à qui je puisse poser la question).

Du côté de Monsieur, la robe qui avait servi pour lui a été offerte à des cousins. Un cran au-dessus, ce sont des familles nombreuses, voire très nombreuses (onze enfants, dont l’une est morte en bas âge) donc à moins d’être le ou la premier.ère, aucune chance d’hériter de quoi que ce soit.

Pour la robe, j’en avais trouvé une relativement ancienne dans un magasin d’antiquité de l’Île d’Orléans quand je vivais au Québec. Jolie et facile à mettre. Par contre, pour remplacer le traditionnel « vêtement blanc », j’avais décidé (enceinte de ma grande) de m’inspirer des costumes bretons pour faire le béguin de baptême. J’ai longtemps hésité sur le type de béguin à faire.
Ma belle-mère est du pays Bigouden (en breton Ar Vro Vigouden. En breton, pays est du genre féminin.) et là bas il y aurait eu deux types de béguins :

-ceux pour les petites filles avec une cocarde
-ceux pour les garçons avec un gland de passementerie

Je n’ai pas refait un de ces modèles justement parce que je voulais un béguin « unisexe ». Ceci étant, et parce que je me suis posée la question de savoir comment ces familles faisaient pour ce type d’occasion (je doute qu’il y ait eu à chaque génération deux exemplaires en circulation…) et il apparaîtrait que cette distinction ait été plus rare que ce que l’on croit habituellement. Rare, dans quelles proportions ? Quels cas/chez qui ? Quelles époques ? (Parce que de 1890 à 1950, la période est vaste et que le costume évolue). Bref.

Aussi, je me suis plutôt inspirée des costumes perlés de Quimper / Elliant (Pays Glazig et Melenig) pour leurs dessins perlés très élégant et facilement transposables. Je ne cherchais pas à reproduire une pièce de costume ni à « singer » mais plutôt à m’inspirer pour faire quelque chose que je sois en mesure de reproduire niveau technique (!) et qui puisse traverser les années sans prendre une ride.

Exemple de bonnet d’enfant de Basse-Bretagne. Fin du XIXe / début du XXe. Pas de localisation précise. Source : Bretagne musées

Il a été réalisé dans une pièce de lin blanc assez fin, entièrement cousu et brodé à la main.

1/ Le patron du béguin proprement dite a été trouvé sur ce blog : tutoriel ici. Je voulais un béguin en trois partie pour respecter au maximum la « structure » des anciens béguins (donc sans fronces, ou « fond »)De mémoire, je l’avais fait en taille 3 mois en retranchant 1 ou 2 cm. Mlle Pompon avait une tête minuscule et j’avais peur que ce soit vraiment trop grand sinon. Ensuite, j’ai coupé et entoilé la future partie perlée pour lui donner un peu de tenue. J’ai surfilé au point zigzag (seule et unique utilisation de la machine à coudre).

2/ Ensuite, et AVANT de les assembler, j’ai commencé la broderie perlé. J’avais acheté de la bête rocaille en mercerie. Je n’avais pas réellement d’idée précise de ce que je voulais faire comme motif. J’ai fait d’abord le « semis » de perles sur le fond du béguin (qui n’est pas très réussi. Au départ je voulais faire des rangées, et puis j’ai finalement en cours de route opté pour le « semis ». Aujourd’hui je ferais sans doute différemment, mais tant pis.
Ensuite, j’ai déterminé le centre des deux parties latérales, et j’ai commencé à broder en partant du centre. On trouve beaucoup d’idées de « peintures de mandala » aujourd’hui : le principe est un peu le même. On démarre au centre et puis on rajoute à chaque fois un nouveau « cercle » au motif, en alternant / variant. Intuitivement, ca me paraissait être la chose la plus simple à faire. Je n’ai appris qu’ensuite que c’est la manière traditionnelle de faire en broderie bretonne. (Je suppose qu’on retrouve cette méthode de construction ailleurs : est-ce parce qu’elle ne demande pas vraiment de grandes préparations préalables contrairement aux broderies actuelles et/ou (c’est moi qui extrapole donc à prendre avec des pincettes/à vérifier) qu’il est possible de modifier le motif en cours de route ?

Au fur et à mesure, je dessinais le motif avec un stylo frixion (qui disparaît à la chaleur) et je brodais les perles. Je ne rentre pas dans les détails techniques de réalisation du perlage.

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3/ Ensuite j’ai assemblé à la main au point arrière les trois parties extérieures (perlées) et la partie doublure (non perlée non entoilée), ajouté les rubans de satin pour fermer le béguin et tout cousu ensemble avant de fermer le bonnet au point coulé (whip stitch).

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Au total, ca aura été un projet très chronophage. Pas vraiment compliqué mais minutieux et lent. J’ai travaillé d’arrache-pieds entre juillet et août 2017, en grapillant les moments où elle dormait un tout petit peu en journée et les soirées (avec une grosse lampe pour avoir de la lumière directe). Je ne suis pas certaine d’avoir un jour le courage d’en refaire un…

Je suis très fière du travail accompli et même si trois ans après je vois les défauts de certains détails, je me dis que c’est une jolie pièce qui a accompagné mes bébés dans ce beau moment. Enfin, je dis mes bébés, mais pour être honnête, le diacre avait zappé la partie du vêtement blanc au baptême de Pompon. Du coup, j’ai juste pris le temps de lui mettre sur la tête (en gronchant un peu intérieurement parce que c’était une cérémonie baclée… bref) et elle ne l’a porté que quelques minutes (elle l’a arraché après XD).

Pour Chonchon, il était un pooooil petit, mais ca allait. ^^