Cape Gasparine en laine pour bébé

[récupération d’article de mon ancien blog]

cape en laine gasparine
Récemment, Mlle Pompon s’est mise à ne plus supporter les manteaux en voiture. Comme je ne voulais pas qu’elle risque de prendre froid, et que passer son temps à lui mettre et à lui retirer s’annonçait compliqué, j’ai décidé de lui coudre une petite cape. On trouve des ponchos dans le commerce, ou des capes chez Petit Bateau, mais dans le cas du premier, je ne voulais pas qu’elle ait les bras « prisonniers » quand je la porte dans les bras (peur qu’elle ne glisse ou qu’on la saisisse mal) ou que le poncho ne remonte. Quant aux capes PB, mettre 45 euros là dedans, c’est hors budget (et les heures d’épluchages et tractations sur des sites comme le bon coin, bof).
Un petit truc tout simple : « deux coutures, un tissu qui ne s’effiloche pas, et un bouton pression pour fermer le tout ».

Pour le tissu, j’ai choisi d’utiliser le reste de velours de laine noir que j’avais utilisé pour coudre ma cape Gotham. J’avais peur qu’une seule épaisseur soit un peu trop juste pour plusieurs raisons : en cas de pluie, trop léger avec le vent, moins chaud… j’ai donc décidé de le doubler : face envers et face endroit. Tout en noir pour un bébé, pourquoi pas, mais comme elle s’habille déjà avec des couleurs très neutres, j’avais quand même envie d’une petite touche de gaieté.

passepoil maison avec du biaisJ’ai aussi pris en compte d’autres considérations : un vêtement noir posé dans un coin, dans un voiture, sur une patère, ça ressemble… à un autre vêtement noir. Ou alors à un chat. Combien de fois on a confondu le pull et le chat, ou vice-versa… Donc passepoil au programme.
Je n’ai rien trouvé qui me plaisait, et l’idée d’en fabriquer un moi-même me plaisait. J’ai donc choisi un biais (un peu plus large que prévu) et je l’ai confectionné.
Le patron a été relativement simple à trouver : j’ai choisi de me baser sur le patron gratuit de GasparineTaille 1 an, rallongé de seize centimètres. Il est beaucoup utilisé pour des déguisements, mais on peut tout à fait l’utiliser pour des capes de tous les jours (ou des capes de cortège, comme j’ai pu le voir). J’ai coupé comme pour faire deux capes puisque je voulais qu’elle ait deux épaisseurs de laine : l’une fait donc office de « doublure ». J’ai choisi de faire des surpiqûres le long des coutures pour que ce soit plus solide et bien net, comme ce fût le cas lors du montage de ma propre cape. Rogner les couturesEnsuite, j’ai rogné en coupant le plus près possible des coutures, pour éviter au maximum d’éventuels bourrelets, toujours en suivant les consignes lorsque j’avais cousu ma cape.

Évidemment, le col officier ne me plaisait pas. Je ne voulais pas non plus de capuche parce qu’elles ont tendance à former des paquets quand l’enfant est assis, et puis avec le vent breton, elles ne tiennent pas. En cas de pluie ou de froid, je trouve que le bonnet ou le béguin est plus pratique dans mon coin.

Col doublé avec du lin
Doublure et endroit du col

J’ai donc décidé de dessiner un col claudine à la place, et pour que ce soit plus joli et que les finitions soient plus nettes, je l’ai doublé de lin noir. On n’est déjà plus dans le « deux coutures et un bouton pression ». Comme dirait l’homme, « Well, that escalated quickly ! ». Je n’ai pas posé de passepoil sur le col pour deux raisons : la peur que ça ne fasse trop. D’autre part, comme c’était ma première pose de passepoil, je n’avais pas envie de faire n’importe quoi et de gâcher du tissu s’il fallait tout recommencer / défaire trois fois, etc.

Col claudine monté

Le col est monté

J’ai ensuite cousu le passepoil, en faisant les finitions avec des coutures à la main pour que ce soit bien net. Pour le bouton pression, impossible de poser des KAM à cause de la double épaisseur. J’ai donc pris des boutons pressions spéciaux, adaptés aux tissus épais. Il aurait été un peu plus joli de le poser un ou deux centimètres plus haut mais cela aurait été à la fois beaucoup moins confortable pour elle (risque d’être serrée autour du cou) et moins facile pour le fermer facilement, voire d’une seule main quand je la hisse sur ma hanche mon os illiaque pour la porter.
Honnêtement, le patron est vraiment très adaptable et bien conçu. Je suppose qu’il est facile à suivre (je n’ai même pas regardé les instructions, j’avoue). Sa qualité vaut largement des patrons payants, c’est très gentil à elle de mettre à disposition de tous son travail.
Mon coupon de velours de laine a été largement rentabilisé : une cape adulte. une cape bébé, un étui à aiguilles et il m’en reste encore assez pour faire un ou deux béguins, mais le temps devenant enfin printanier, ce sera sûrement pour l’année prochaine. Suite à cette réalisation, je me suis rendue compte que je n’étais plus tout à fait une débutante (je me qualifiais encore comme tel), mais plutôt « intermédiaire ».

 

Carte d’identité de l’objet cousu :
♢ Type : Cape pour bébé, utilisation courante.
♢ Marque du patron : Gasparine, taille 1 an. Pas de capuche.
♢Tissu(s) utilisé(s) : Velours de laine noir (Les Coupons de Saint Pierre), Lin noir (Fabrics Store) et biais plié en passepoil (Tissus Myrtille)
♢ Difficulté du patron : Facile je suppose.
♦ Nouveaux apprentissages / but(s) / techniques utilisées : Fabrication et pose d’un passepoil, dessin d’un col claudine, utilisation de finitions « adultes ».

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