Dans l’attente d’hier

La situation actuelle est sans doute anxiogène et délicate à gérer pour beaucoup de monde en ce moment. Ici, elle l’est aussi, avec un petit plus histoire de corser un peu le niveau.
C’est que je peux accoucher à tout moment. Qu’il y a une Mlle Pompon de presque trois ans à gérer. Pas de famille sur qui compter (ni d’amis) en dernier recours : si ce n’est pas du tout ce qui est recommandé, j’avoue qu’en cas de gros gros pépin, j’aurais au moins eu le sentiment d’avoir un filet de sécurité.
Inutile de dire que c’est un petit peu l’angoisse. Nous avions prévu une doula pour, soit m’accompagner, soit aider à s’occuper de ma petite pendant l’accouchement (dont les modalités ne sont pas les modalités ordinaires, mais j’y reviendrai peut-être une fois que ce sera passé. Pour le moment, je ne souhaite pas m’étendre sur la question). Mais du coup, avec cette histoire de confinement qui se profile, je ne sais même pas si elle sera autorisée à se déplacer. En gros, le ratio : une personne pour le Pompon, et une personne pour m’accompagner tomberait à l’eau.

Cerise sur le gâteau, la situation pro de l’homme, si elle lui permet (ouf, parce que ce n’était pas gagné) d’avoir le congé paternité accolé à la naissance, ne lui permettra pas de faire du télétravail. Et comme je suis déjà en « congé » (entre parenthèse, parce que chacun sait que ce sont bien sûr des vacances, haha), il est hors de question de demander quoi que ce soit de plus à l’employeur s’il veut avoir la chance de rester dans la boîte.
Vu la situation économique actuelle, je commence à me demander si j’aurai encore un boulot dans six mois, bref.

Il y aura l’allaitement à lancer. Hors j’ai encore très vivement le souvenir d’un allaitement biiiien galère avec le bestiau numéro 1. Et j’avoue avoir des sueurs froides à l’idée de gérer un trois-ans et un nourrisson qui veut téter tout le temps. Oui, tout le temps. Mlle Pompon a tété toutes les demi-heures pendant presque…trois mois.

Sinon pour les réactions, j’ai un peu tristement l’habitude : « pas glop, pour toi » ; « ma pauvre » ; « c’est chaud que tu te retrouves toujours dans une situation commando à gérer » ; « courage » ; « tiens bon ». Et j’en passe. In fine, j’ai de toute manière pas tellement d’autre choix que de « faire avec » et de me débrouiller, pour ne pas dire les choses autrement plus vulgairement.

Wait & see.

Une réflexion sur “Dans l’attente d’hier

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