Le Chonchon de 4 à 8 mois (Alimentation)

Et bien ces quatre mois ont vu énormément de changements !
Tout d’abord, les fameux réveils nocturnes et le bébé grognon ont été suivi d’un épisode de maladie à la crèche. Elle aura dormi 6h d’affilée là-bas. Le soir, micro pic de fièvre, elle a l’air pas dans son assiette. J’hésite un peu à appeler un médecin, mais en ce moment c’est compliqué (et bon, la rengaine numéro 1, c’est le Covid, donc à chaque fois on peut se faire prescrire des tests PCV ou se faire mettre en isolement « par précaution ». Alors oui parfois c’est justifié. Maintenant, si à chaque épisode selle liquide + bébé avec le nez qui coule + gros dodo = test et/ou isolement, faut pas déconner non plus.) J’attends donc de voir.
Et finalement, ainsi que je le pressentais, ce sont les dents. Au bout du compte, à 8 mois, elle a quatre dents. Et quelques morsures plutôt salées pour moi. Je me met à hurler parce que j’ai mal. Mademoiselle est contrariée et se met à hurler et puis elle fait une grève de tétée. C’est un peu épique.

Diversification

A cinq mois et demi, vu qu’elle grogne quand elle nous voit manger, on commence tout doucement la diversification. Une cuillère par ci, une cuillère par là. Je laisse tomber l’idée de la DME, puisque pendant ses moments de garde c’est de toute façon la sacro-sainte purée (et quand on voit les recommandations de la PMI, c’est pas demain la veille que ca changera) et que j’ai pas le courage de tout vérifier, de me stresser à chaque morceau. Pour sa soeur je faisais les purées maison. Là, j’avoue, j’ai pris des petits pots. Holle en fait avec uniquement de la viande (pot de boeuf / pot de poulet) qui est à mélanger avec des légumes. Pratique parce qu’on ne mange pas de viande ni de poisson à la maison (enfin, sauf très rare exception du saumon qui a toujours été ma grande gourmandise et dont je n’ai jamais pu me passer. Alors je limite au maximum, mais pendant la grossesse et/ou l’allaitement, je me dit que si mon corps me réclame un truc, c’est qu’il y a une raison.) Chonchon aime manger, voire elle ogre littéralement. Un énorme soulagement vu que la diversification a été un cauchemar avec Pompon.
Je suis les conseils donnés par Santé Canada, que je trouve beaucoup plus pertinents et simples que les recommandations de la PMI (il y a trois ans, il était encore question de donner du miel à des bébés… )
En gros, c’est simple : à partir de 6 mois, on donne de tout. (sauf petites exceptions type le miel, le lait de vache, etc). Les régimes végétariens et végétaliens ne sont pas diabolisés (il est juste précisé que le régime végétalien peut s’avérer compliqué à équilibrer, requiert obligatoirement des compléments type B12 et qu’il est conseillé d’aller voir un.e nutritionniste pour s’assurer que tout soit ok.)

Si jamais ca vous intéresse, les recommandations sont lisibles ici 

La galère et la fameuse « consultante IB machin truc » (scoop : ca a servi à rien)

Par contre niveau santé, elle passe par un épisode de stagnation pondérale. Histoire d’avoir « une alliée et des conseils avisés » je décide d’aller voir une consultante IBCLC (la seule de mon coin). C’est la douche froide. Honnêtement, je lis toujours des témoignages de mamans qui ont des trémolos dans le clavier en parlant de la « super consultante IB-machin qui a sauvé mon allaitement », de mon côté, j’ai pas le même son de cloche. En fait, elle a réussi à plomber ma confiance en moi, m’a fait EXACTEMENT les trucs qui m’avaient traumatisés pour Pompon (alors que j’avais pris le temps d’expliquer que ce type d’attitude m’avait littéralement traumatisée) en employant le MÊME GENRE de termes (« il y a peut-être une pathologie hein » ; « non mais vous savez, elle est là sur la courbe, elle devrait être là » ; « il FAUT que vous trouviez un moyen de la faire manger plus » ; « ah mais en fait vous tirez rien au tire-lait »). Je suis tombée de haut, parce que j’avais lu pas mal d’histoires de stagnation, spécialement au moment de la diversification et/ou des poussées dentaires. Sa courbe de poids restait sur un percentile non inquiétant. Non, sa soeur n’a jamais eu « de pathologie » (par contre, elle ressentait sans doute mon stress et mon état de burn-out au vu du rouleau compresseur médical, ce que la suite a confirmé). Ma toubib m’avait dit « ne vous prenez pas la tête, on verra dans trois semaines pour une nouvelle pesée ». J’avais voulu anticiper et « mettre toutes les chances de mon côté », résultat « le mieux est l’ennemi du bien. » La consultation avait bien débuté, elle m’avait demandé ce que moi j’en pensais, comment je le ressentais… avant de tout balayer d’un revers de la main et de changer radicalement de ton.
Je suis sortie de là en larmes, sans conseils valables à appliquer, avec un autre numéro de toubib « si j’avais vraiment envie de sauver mon allaitement parce que là ca ne marchait pas ». Je suis rentrée, j’ai couché Chonchon, et j’ai pleuré pendant près de trois heures non-stop. Mon homme m’a dit « non mais IBCLC ca veut juste dire qu’elle a le niveau de connaissance minimum pour pas dire trop de conneries normalement. Ca veut pas dire que c’est pas une *****, ni qu’elle a raison, ni qu’elle connaît mieux ton allaitement que toi. Ecoute [nom de la toubib], Chonchon est pas en danger, ca arrive les stagnations. »

Finalement, après avoir passé la nuit à réfléchir. J’ai décidé d’arrêter de tirer mon lait les jours où Chonchon était avec moi. JE trouvais qu’elle avait l’air de ne plus être rassasiée après la têtée et j’avais déjà commencé à me poser deux-trois questions (au lieu de suivre le conseil moisi de « il faut que vous trouviez un moyen de lui donner, et non je ne sais pas comment elle pourrait accepter le biberon, c’est vous sa mère »), et vu que ca limiterait grandement les stocks possibles, de lui filer un biberon de PCN chez l’assmat et de garder le LM pour la crèche. Pourquoi ce choix ? Parce que l’assmat était franchement pas à l’aise avec l’allaitement et le fait que le Chonch’ refusait le biberon (refus catégorique de lui donner dans une tasse) et que après avoir observé mon bestiau, je me suis dit qu’elle accepterait peut-être plus facilement un truc 100% nouveau qu’un truc qui avait le goût de maman mais avec une méthode exotique. J’avais raison, elle a ogré son biberon, qu’elle devait considérer comme un nouveau truc marrant et différent. Et comme elle avait 6 mois révolus, ca m’embêtait plus autant puisque l’heure de la diversification avait sonnée. Elle a repris du poids en flèche, et on n’en a plus parlé.

Par contre, trois mois plus tard, je suis toujours en rogne quand je repense à cette histoire. Heureusement que c’était pas mon premier bébé, que c’était pas un « vrai » problème et que j’ai pas mal de connaissances niveau allaitement (j’ai déjà suivi un MOOC professionnel par exemple). Et le pire ? J’avais consulté un annuaire de « pro bienveillants » pour la trouver. Je sais que c’est subjectif un ressenti mais il ne suffit pas de dire « je suis bienveillante » avec un grand sourire pour légitimer toute la daube qu’on va dire ensuite. (C’est devenu un peu un running gag cette histoire : on se colle un autocollant qui dit ci ou mi, et puis hop, ca justifie tout le n’importe quoi incohérent. Pfff).

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