Avent 2020

Une préparation longuement en hésitation : Alsace ou pas Alsace pour Noël ? Le papa a de la famille là-bas. Nous ne les avons pas vu depuis des années (je ne les ai rencontrés qu’une fois, mais je garde un excellent souvenir de ce Noël passé là-bas). Ils ne connaissent pas les filles. 
Finalement, et à regrets, cela ne se fera pas : trop peu de congés pour Monsieur pour que nous envisagions la route sur deux jours. Trop risqué avec le couvre-feu. En partant de chez nous, il y en a pour dix heures de route ‘brut’; c’est à dire sans les arrêts indispensables avec deux enfants. Partir à 6h du matin est inenvisageable pour différentes raisons (respects de nos rythmes de vie, fatigue, logistique etc). Conduire dans l’obscurité est très difficile pour moi suite à mon accident, même si j’ai techniquement et légalement le droit de le faire, je me rends compte de la différence par rapport à « avant » et cela ne me rassure pas. J’évite donc au maximum de le faire.  Aucune envie de se retrouver « stressés » avec une heure limite pour arriver (mes parents m’ont toujours mis en garde contre ce procédé qui majore le risque d’accident en voulant « aller plus vite coûte que coûte). Si nous devions dépasser l’heure limite, nous aurions une amende -voire deux, une à l’aller et une au retour- et nous n’avons pas les moyens de payer au minimum 500€. Donc on a laissé tomber. 
Nous sommes dégoûtés, parce que dans mon travail, partir après le 15 octobre et avant la mi-janvier est hors de question (éventuellement seuls les responsables partent entre Noël et Nouvel An, et encore apparemment c’est devenu interdit cette année). Quand à Monsieur, c’est aussi une période noire avec une clôture administrative particulière (il travaille dans l’agriculture).

J’aurais aimé que les filles découvrent une partie de leur famille, la neige et tout le reste. Un jour peut-être… 

A la fin du confinement, nous avons été sur notre terrain, à presque 20 km de chez nous, pour y cueillir du houx et préparer les bougies de l’Avent. J’ai réussi à préparer un vague truc pendant que la grande était survoltée et que le bébé jouait sur son tapis… et j’étais fière de moi. Quand ma grande est née, j’étais sous l’eau en permanence, alors avoir réussi à faire tout ce que nous sommes parvenus à faire, c’est un exploit pour nous. La preuve que finalement, on est pas si à la ramasse comme parents. ^^ J’aurais bien aimé avoir des bougies en cire d’abeille, mais pas les feuilles pour les faire, un peu à la bourre. On fait gaffe niveau budget, alors j’ai retrouvé au fond d’un tiroir les bougeoirs et les petites bougies qui avaient été trouvés dans une recyclerie au Québec, et dans une brocante, et c’était parfait. J’en ai profité pour parler un peu des dimanches de l’Avent, de la symbolique et tout ça. 

129042890_3670540696339101_182848829772437902_n

On ne parle pas de Père Noël chez nous. En fait, sans qu’il soit « banni », je trouve qu’il est suffisamment présent à l’école ou dans les livres. Ca m’agace un peu d’ailleurs ce développement « le père Noël, ses lutins dans l’atelier, la liste avec les cadeaux » etc. Apparemment il y a pas mal de chantage au Père Noël dans les écoles (j’ai lu des témoignages à ce sujet. Je ne sais pas si c’est le cas ici, vu que ma fille ne parle pas, et qu’on ne voit plus du tout les instits / ATSEM etc). Genre « si vous ne dormez pas, pas de cadeau à Noël » etc. Je trouve ca stupide pour diverses raisons. Autant l’idée d’essayer de « progresser » sur certains points en cette période, cela nous parle, autant le « carotte / bâton », bof. Je pense que la finalité est pervertie du coup, mais c’est complexe donc je ne détaillerais pas ici. 

Il n’y a pas eu de marché de Noël vu le contexte sanitaire. En fait, tout est annulé. Je sais que l’école est déjà en difficulté financière, et l’association Dihun (pour les classes bilingues français-breton) va avoir de gros problèmes aussi. J’espère que l’an prochain il pourra y avoir un marché de Noël, et je pense préparer tout au long de l’année des trucs à apporter pour garnir les stands et récolter des fonds. A voir. 

Le sapin (et la crèche) a été fait par Pompon et son papa le 6 décembre. Moi j’étais dans les choux niveau fatigue avec un bébé qui a décidé de pas dormir du tout pendant 4 jours… Du coup tout est passé à l’as. La Saint-Nicolas pour faire le sapin, c’est extrêmement tôt pour moi, quand j’étais enfant, on le faisait au solstice d’hiver, et on le retirait à l’Epiphanie. Je ne suis pas une grande fanatique de la période de Noël, en fait, j’ai tendance à être très triste pendant cette période. Ne quasiment plus avoir de famille me fait cafarder et d’autres détails rendent la période compliquée à vivre pour moi. Je pense que ce n’est pas tout à fait un hasard si je suis quasiment toujours malade à cette période, avec en plus le combo « yoyo météo » et énorme fatigue. Mais bref, je fais de mon mieux pour le cacher et donner un air de fête à la maison, au moins pour ma grande (en lui glissant quand même que c’était compliqué pour maman et que ce n’était pas sa faute, parce que je ne veux pas qu’elle s’imagine qu’elle est responsable). 

Sinon j’ai voulu « pimper » l’Ange Gabriel avec des ailes en tulle… elles ont été arrachées le soir même. Voilà pour mes fails de maman créative. XD (Sur la photo, on voit que des petites mains se sont amusées ^^) 

IMG_20201220_114454

 

Nous avons fêté la Sainte-Lucie, le 13 décembre. J’ai parlé un peu de Sainte-Lucie à Mlle Pompon, et nous avons fait des petites brioches suédoises au safran, et des meringues pour utiliser les blancs d’œufs. Une partie a été offerte à la kiné qui s’occupe toujours du pieds de Mlle Chonchon. J’essaie de penser à toutes les personnes que nous croisons régulièrement, et de leur offrir un petit quelque chose à manger, si possible fait maison : l’instit, le personnel de la crèche, l’assistante maternelle, mais aussi la kiné, notre généraliste, notre adorable facteur etc… Ce n’est pas grand chose (quelques biscuits dans un sachet) mais c’est de plus en plus en train de tomber en désuétude comme geste. Alors que quand j’étais petite fille, c’était tellement normal… je trouve ca triste. Je ne changerai pas le monde, mais j’essaie de contribuer à maintenir les petites attentions que je trouve belles.

Cette année, je n’aurai normalement que le réveillon à préparer (le 25 est un jour de brunch léger chez nous). L’an passé, comme ma sœur venait, ma belle-mère a refusé de venir, et il y a donc eu un goûter de Noël quelques jours avant et un réveillon à prévoir. L’idée de base était, d’après elle, que ce serait « plus facile pour moi », mais en réalité, ce fût l’inverse. En plus j’étais enceinte (et totalement à plat). J’ai donc mis un veto catégorique sur ce genre de fonctionnement. J’espère que nous arriverons à temps pour la messe de Noël (je ne me vois pas faire patienter Chonchon presque deux heures en écharpe de portage ou en poussette) : la jauge sanitaire restreint beaucoup les possibilités de remplissage de l’église. Quand j’étais enfant, je mourrai d’envie d’aller à la messe de minuit. Sauf que dans ma famille, c’était hors de question. Je me contentais de la célébration chez les scouts. J’ai été très déçue le jour où j’ai réalisé qu’elle ne se tenait pas à minuit, sauf à Notre-Dame. J’y suis allée une seule fois là bas… et bien j’ai été rudement déçue. C’était la foire d’empoigne avec des sortes de « parcages » pour patienter. Quand les barrières ont été ouvertes, les gens se sont mis à courir, j’avais failli être piétinée, il a fallu jouer des coudes… et honnêtement, j’ai trouvé que la célébration manquait d’âme. 

 

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s