Le repas du Réveillon, nostalgie et présent

Enfant, le repas du Réveillon était on ne peut plus classique, quoique plutôt léger par rapport à beaucoup de familles où les repas pantagruéliques étaient la norme.
Ma mère faisait la veille une « terrine de poisson » avec du saumon fumé et des filets de truites (impossible à retrouver aujourd’hui). J’en salivais d’avance.
Il y avait des blinis avec du citron (parfois fait maison quand mon père se sentait l’âme cuisinière), et mes parents mangeaient des huitres. Du fois gras pour les parents et mon grand-père (il y a eu deux ans où mon oncle, sa femme et notre cousin étaient venus, mais cela ne s’est plus fait ensuite). Nous, nous n’avions plus faim. On attendait la suite. En dessert, il y avait les « compotiers » : ma mère avait toute une collection d’anciens compotiers en cristal. On les garnissait dans l’après-midi avec des chocolats, des fruits déguisés, des pâtes d’amande, des marrons glacés, et toutes sortes de petites mignardises sucrées que l’on tentait de subtiliser discrètement avant l’heure dite.
Pas de desserts (à l’exception du Christmas Pudding, certaines années où sa santé lui permettait d’en réaliser la longue préparation, mais j’en parlerai une autre fois), ni de dinde. Personne n’avait assez faim pour cela.
Puis le soir, mystérieusement, et fort étrangement, juste quand mon père débarrassait, retentissait de forts coups annonçant qu’il était temps de monter dans les chambres en attendant les cadeaux (nous ouvrions nos cadeaux le 24 au soir suivant les traditions de beaucoup de pays germaniques).

Aujourd’hui, je fais un peu différemment 😉
Niveau repas, j’essaie de préparer un maximum en avance. Nous sommes plus nombreux que dans mon enfance : ma belle-mère et sa mère, le frère de Monsieur, Monsieur et les filles (quoique la seconde se contente pour l’instant de repas pour bébé et de téter maman 😉 ) Parfois, ma sœur, mais pas cette année.
En entrée, cette année, ce sera des rillettes marine: une terrine avec des haricots blancs, du tofu fumé et des algues qui mime une terrine de poisson. Elle en a tellement le goût que Monsieur a parfois du mal à en manger tellement, selon lui, on s’y laisse prendre.
Je fais des spätzle en avance. De préférence en grande quantité pour en avoir pour d’autres occasions. Je les congèle en attendant le jour J où ils sont frits avec du beurre. Je fais des oignons frits à part pour accompagner.
Des haricots verts à la vapeur.
Et souvent un « rôti de seitan aux champignons et aux marrons » (une adaptation de cette recette, mes dents étant trop fragiles pour les noix). Cette année, je suis trop fatiguée pour cette dernière, je ferai une adaptation de mon adaptation 😉 Une version « ragoût » moins chic, mais beaucoup moins chronophage.
En dessert, le Christmas Pudding, fait en famille le premier dimanche de l’Avent, suivant la tradition. Et puis les compotiers ^^ , même si les compotiers de ma mère ont disparus (garde meuble ou alors ma soeur les a gardé ? Je l’ignore…)

Sur ce, les haricots cuits attendent que je me mette au fourneau, au mixer pour préparer demain.

Une réflexion sur “Le repas du Réveillon, nostalgie et présent

  1. tiphaine L dit :

    les compotiers de trésors sucrés font rêver. Merci de partager les traditions.
    Chez nous aussi quand j’étais petite, on ouvrait les cadeaux le 24 au soir, mais avec le recul je trouve ça un peu dommage car entre le repas du 24, la messe du 24 et les cadeaux le 24… eh bien Noël était le 24 et puis c’était fini le 25.

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